Philippe Franchini

Le 61 vous convie, mardi 2 juin 2015 à 19h, à la présentation de « Continental Saigon », de Philippe Franchini.
Vente, dédicace, discussion avec l’auteur.

Philippe Franchini – « Continental Saigon » – Equateurs
Préface d’Olivier Frébourg
Symbole et miroir de l’histoire de l’Indochine, le Continental est le point d’ancrage de tous les aventuriers, les rêveurs et les ambitieux. Son salon, sa terrasse bruissaient des intrigues et des illusions tissées par ces hommes qui ont cédé aux charmes de l’Extrême Orient, ses promesses de fortune, le parfum du pastis et des tamaris, la fumée brune de l’opium puis celle des canons.

A travers l’histoire de sa famille – son père corse propriétaire du fameux hôtel et sa mère vietnamienne – c’est tout le Saigon des années 1930 à 1970 qui ressurgit : la vie quotidienne des Vietnamiens, la tragédie du métissage, le crépuscule du « règne des Blancs »,  la prospérité et les désillusions, la corruption et le sang.
Poste d’observation de toutes les personnalités militaires et politiques, journalistes, écrivains et cinéastes, le Continental est une institution par laquelle sont passés : Segalen, Malraux, Mayréna, Lucien Bodard, Graham Green, Pierre Schoendoerffer, Jacques Laurent, Jean Lartéguy, Raoul Coutard, Jacques Chancel.
Récit magnifique et poignant d’un témoin privilégié de l’Histoire et de ses coulisses, de l’Indochine française à la révolte de 1930, de la chute de Saigon à la guerre du Vietnam, Continental Saigon est un livre devenu lui aussi mythique. Depuis sa première publication en 1977, il incarne autant les fantasmes de cette luxuriante et mystérieuse Indochine que le rêve colonial français brisé.
« A la terrasse du Continental, on prenait en quelques heures la température de la ville, la mesure de son chaos et de sa folie. (…) Très vite, le Continental est devenu le PC des journalistes (…), une auberge espagnole où chacun amenait ses fantasmes, ses délires politiques, ses obsessions. »

Philippe Franchini est né à Saigon. De 1965 à 1975, il a dirigé l’Hôtel Continental. « Peintre par vocation, écrivain de profession, hôtelier de circonstance », l’auteur est avant tout un eurasien déchiré par sa double culture mais nourri par le démon de l’aventure.

2015.06.02 Philippe Franchini web